Journal de bord d'une voyageuse
Vendredi 17 mars 2006, je suis allée avec Hélène voir le ballet La Bayadère à l'Opéra Bastille avec les places debout à 5€. Cette fois-ci nous avons eu de la chance car nous avons réussi à être assises sur les strapontins dans l'allée. Nous étions donc assisses à côté des places à 30€ -alors que nous n'en avions payé que 5€! - avec une vue centrale et plus près que les places debouts que nous avons l'habitude de fréquenter.
La Bayadère est un ballet en trois actes avec une musique de Ludwig Minkus et une chorégraphie de Rudolf Noureev d'après l'oeuvre originale de Marius Petipa. Les rôles principaux étaient interprétée par l'Etoile Agnès Letestu (La Bayadère, Nikiya), par l'Etoile José Martinez (Le Prince, Solor) et par la première danseuse Emilie Cozette (Gamzatti).
Passons à présent au résumé de l'histoire, d'après ce que j'ai vu et aussi d'après le programme que pour une fois j'ai acheté (10€ quand même!).
Acte I
La scène se déroule devant le temple. Un noble guerrier, Solor, envoie ses amis à la chasse pour qu'il ramène un tigre à offrir au Rajah. Lui reste au temple en attendant sa bien-aimée Nikiya, qu'il compte rencontrée en secret. En parallèle, le Grand Brahmane avoue à Nikiya qu'il est amoureux d'elle. Choquée, elle lui rappelle qu'il est prêtre et un haut dignitaire alors qu'elle n'est qu'une bayadère. Elle le repousse. Une fois le prêtre parti, elle rencontre Solor qui lui fait le serment sur la flamme sacrée de l'aimer pour toujours. En cachette, ils se font surprendre par le Grand Brahmane qui, fou de jalousie, jure de se venger des deux amoureux.
La scène se déroule a présent dans le palais du Rajah qui donne une fête en l'honneur de sa fille qui va bientôt épouser Solor. Quand Solor est présenté à Gamzatti, la fille du Rajah, celui-ci tenu par son serment envers La Bayadère ne veut accepter cette proposition. Il est toutefois obligé d'obéir au Rajah. Pour bénir les fiançailles, le Rajah a invité la Bayadère Nikiya pour qu'elle danse. Solor, très gêné, se dissimule pour ne pas être reconnu d'elle. Le Grand Brahmane vient trouver le Rajah et lui révèle la liaison de Solor avec la danseuse. Furieux, celui-ci prévoit de la faire disparaître. Gamzatti, surprenant cette conversation, fait appeler la danseuse pour lui montrer un portrait de son époux. Nikiya reconnaît Solor et refuse d'y croire. S'en suit une querelle entre les deux rivales à la fin de laquelle la Bayadère essaye de poignarder Gamzatti sauvée de justesse par sa servante. La fille du Rajah songe alors à une stratégie pour se débarasser de Nikiya.
Acte II
La scène se déroule pendant les fiançailles de Gamzatti et Solor. Le Rajah a convié son peuple pour l'occasion et les danses se succèdent. Pendant la fête, Nikiya danse devant les invités. La servante de Gamzatti offre alors des fleurs à la Bayadère. Ces fleurs cachent en fait un serpent qui la pique mortellement. Le Grand Brahmane intervient pour lui offrir un contre-poison qu'elle peut boire si elle accepte d'être à lui. Nikiya, voyant Gamzatti retenir Solor, se laisse mourir.
Acte III
Le dernier tableau se déroule dans la chambre de Solor qui désespéré par la disparition de sa bien-aimée, se réfugie dans les songes que lui procure l'opium. Il y voit des fantômes de bayadères et parmi elles, Nikiya qui lui pardonne. Ils sont alors de nouveau réunis.
Le ballet était magique, notamment les deux premiers actes. Les couleurs vives dans les tons rouges, oranges et jaunes rappelant l'Inde nous entrainaient sur scène. Les danseurs et les musiciens ont eu droit à au moins 7 ou 8 rappels - c'est la première fois que je voyais autant de rappels à l'Opéra Bastille. A vivement conseillé pour tous les amateurs de ballet!

Le salue final de La Bayadère.
De gauche à droite : Pavel Sorokin (Chef d'orchestre),
Emilie Cozette (Gamzatti), José Martinez (Solor), Agnès Letestu (Nikiya).
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