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Journal de bord d'une voyageuse

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La liste de Carla, un film de Marcel Schüpbach

Au cœur du Tribunal pénal international pour l’Ex-Yougoslavie, Carla del Ponte, procureur au TPI-Y, se bat pour obtenir l’arrestation des derniers criminels de guerre encore en fuite. Ils s’appellent notamment Ratko Mladic, Radovan Karadzic ou Ante Gotovina.


Pour la première fois, une caméra pénètre dans les coulisses du TPI et suit au jour le jour le travail du procureur et des membres de son équipe. De la Haye à New York, en passant par Zagreb et Belgrade, Luxembourg ou Washington, le réalisateur nous entraîne dans une chasse à l’homme. Le documentaire est rythmé par les vérités, les mensonges, les tentatives de pression, les fausses nouvelles, les espoirs et parfois le succès.


Le film est axé sur Carla del Ponte jusqu’à la people-iser parfois un peu trop. Toutefois, ce documentaire nous permet de mieux comprendre le fonctionnement de ce Tribunal créé en mai 1993 par le Conseil de sécurité des Nations Unies pour traduire en justice les personnes responsables de crimes de guerre en ex-Yougoslavie depuis 1991.


Le bureau du Procureur fonctionne en toute indépendance. Son personnel se compose entre autres d’enquêteurs expérimentés, d’experts en crime, d’analystes militaires et de juristes. Ils mènent les enquêtes, préparent les actes d’accusation et soutiennent les accusations devant les juges. Mais le Tribunal n’a pas de forces de police. Pour l’arrestation des criminels de guerre, il dépend de la collaboration et de la bonne volonté des Etats. C’est d’ailleurs cet aspect du Tribunal qui est largement commenté dans le documentaire.


Pour plus d’informations, voir le site La liste de Carla.






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